Unique by Mode City (FR)

En conversation avec Smile Makers

12 avril 2019

Comment est née la marque Smile Makers ?
Smile Makers / En 2002, un samedi matin à Stockholm, désireux d’offrir un vibromasseur à ma compagne, je suis allé dans un sex-shop.
L’expérience fut pour moi désastreuse face à la laideur des produits proposés au sein d’un environnement anxiogène. Si autour de moi plusieurs personnes étaient à l’aise avec le fait d’utiliser des sex-toys, aucune d’entre elles ne pouvait apprécier les magasins où ils étaient vendus. L’évidence pour nous s’est imposée face à la globalité de la demande et la pauvreté de l’offre : c’est pourquoi nous nous sommes lancés en 2013 avec la volonté de proposer des produits disponibles seulement dans les grands magasins. L’idée n’était pas de faire scandale mais au contraire de normaliser cet achat en l’intégrant dans les rayons beauté, santé et mode.

Quel est votre positionnement ?
S.M. / Tout est dit dans notre nom ! Plus sérieusement, notre démarche est de normaliser la perception de la sexualité des femmes.
Plus qu’une démarche, c’est même pour nous une mission : que ce soit par la qualité de nos produits, l’impact qu’ils peuvent avoir auprès de nos clientes ou le relai qu’en font les médias. Il nous fallait trouver un consensus international pour séduire toutes les consommatrices, avec l’idée d’y mettre un peu d’humour pour ne pas trop se prendre au sérieux. Nous avons donc sollicité des femmes du monde entier pour recueillir des suggestions et baptiser ainsi nos articles avec leurs fantasmes érotiques : le Pompier, le Prof de tennis, le Millionnaire, le Français ou encore le Surfeur.

Votre démarche a t-elle été comprise par les distributeurs ?
S.M. / Même si la société porte un autre regard sur le plaisir féminin, il nous a fallu deux ans pour convaincre les distributeurs de la pertinence de notre offre : ils craignaient d’avoir mauvaise presse autour de ces ventes inhabituelles. Ça n’est jamais arrivé car nous sommes très bien accueillis par les consommatrices comme les médias. Je suis convaincu que dans les deux prochaines années, les départements lingerie des plus grands magasins vendront notre marque : nous venons d’ailleurs de signer avec Selfridges en ce sens. C’est une chose naturelle que les rayons de sous-vêtements proposent des articles de bien-être sexuel : c’est un cadre de shopping bienveillant pour les femmes.

Quel est votre objectif sur le Salon international de la lingerie ?
S.M. / Notre présence sur le Salon a pour ambition de montrer aux détaillants européens tout l’intérêt qu’il y a à distribuer notre marque. Il en va d’une forme de responsabilité de proposer cette catégorie de produits aux femmes : avoir une sexualité épanouie est indissociable du bien-être général. Je ne pense pas qu’on achète un vibromasseur pour se sentir belle mais je suis certain en revanche qu’une personne sexuellement épanouie devient plus belle. D’ailleurs, notre devise est : « Discover yourself », plutôt cohérent avec l’image du Salon International de la Lingerie cette année.


Les chiffres insolites

  • Au Royaume-Uni, le pourcentage de femmes ayant un vibromasseur est supérieur au pourcentage de ménages possédant un lave-vaisselle.
  • En Europe de l’ouest, elles seraient autour de 50%.
  • 1 femme sur 3 se dit intéressée pour essayer.

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